La violence des riches. Enquête sur les casseurs de vies

La violence des riches. Enquête sur les casseurs de vies, par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Zones, 2013, 256 p., 17 euros.

Barthélémy Gaillard
Alternatives Economiques n° 329 - novembre 2013
couverture
Licenciements, inégalités, pauvreté : on fait quoi ?
novembre 2013

L'ouvrage du couple de sociologues porte le deuil et la révolte. Il propose une analyse engagée, appuyée sur des exemples concrets qui, mis bout à bout, font sens. L'écho des drames sociaux décrits entre en résonance avec la corruption politico-financière et l'évasion fiscale, les comparutions immédiates des jeunes de classes populaires soulignent un peu plus l'impunité des délinquants en col blanc. Dans la veine des Nouveaux chiens de garde, de Serge Halimi, les Pinçon-Charlot cherchent à mettre des noms et des visages sur une finance internationalisée présentée comme désincarnée dans les discours politiques. A partir de ces faits d'actualité, les auteurs montent en généralité pour s'intéresser aux mécanismes qui permettent aux dominants de faire accepter ces inégalités aux dominés : management incitatif, médiatisation biaisée et superficielle, publicité consumériste.

Tableau aussi noir d'amertume que rouge de révolte, cet ouvrage s'instille dans les rouages d'un système qui assujettit le pauvre et le désigne comme laid, inculte ou dangereux. Un système qui repose sur une violence symbolique diffuse, présente dans l'espace, les choix vestimentaires, les attitudes corporelles, dans le langage : chaque souffle de vie est investi d'un rapport sociologique que les Pinçon-Charlot dénoncent autant qu'ils décrivent.

La violence des riches. Enquête sur les casseurs de vies, par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Zones, 2013, 256 p., 17 euros.

 Commentaires
Saint-alban SAINT ALBAN, le 03/11/2013 à 12:52
Pour comprendre le fonctionnement des néoesclavagistes il faut étudier l'organisation sociale et économique de la société coloniale du l'ère esclavagiste aux Amérique. On est frappé par la "ressemblance" avec comme épistémê : déshumanisation/sous-humanisation de l'individu. Le "citoyen" "consommateur", dévorateur dévoré est une pure créature du procréator capitaliste. Lire Neuville DORIAC, et réfléchir sur cette phrase de J'sépuki : "Entre la bouche et l'oreille, la puissance de dévoration / vocifération du souverain oblige à entendre, écouter, obéir"
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