Stages : début de réforme


Alternatives Economiques n° 329 - novembre 2013
couverture
Licenciements, inégalités, pauvreté : on fait quoi ?
novembre 2013

Via un amendement de dernière minute, les stages de plus de deux mois pourront désormais être pris en compte dans le calcul de la retraite. Mais cette comptabilisation ne pourra excéder deux trimestres. Et surtout, il est difficile d'imaginer qu'avec une indemnité de 436 euros par mois, les stagiaires choisiront de cotiser. Le gouvernement pourrait en revanche aller plus loin dans l'encadrement des stages d'ici à la fin de l'année. Michel Sapin, ministre du Travail, souhaite notamment instaurer des plafonds pour limiter les abus. Depuis 2006, le nombre de stagiaires a presque triplé, en dépit des réformes qui se sont succédé. L'été, certaines PME comptent plus de stagiaires que de salariés. Le secteur bancaire s'illustre notamment par une hausse importante des stages, combinée à une baisse des CDD.


Alternatives Economiques n° 329 - novembre 2013
 Commentaires
Thierry VERSON, le 19/11/2013 à 11:37
Le principe des stages est à réformer de fond en comble. Il a été dévoyé par les entreprises pour créer en fait un SMIC jeunes et au final dégoute souvent les jeunes de l'entreprise. On a un modèle social et culturel à conserver et dont les valeurs de justice et de morale doivent s'appliquer partout y compris dans l'entreprise.
Les limitations de stages seraient stupides et contre productives quand on voit les énormes difficultés des gamins à trouver un stage.
A l'invere, le stage qui est un élément formateur indispensable devrait être obligatoire dans chaque entreprise, mais il faut mettre les stages sous le contrôle de l'inspection du travail pour s'assurer qu'ils respectent bien une mission de formation et qu'ils sont réelement encadrés par l'entreprise et par l'éducation nationale.
Le problème de la rémunération du stage est aussi complètement à revoir, parce qu'un stage réeelement formateur et encadré coûte plus de l'argent à l'entreprise qu'il ne lui en rapporte et dans ces conditions imposer un salaire si il n'y a pas une production réelle de valeur ajoutée n'est guère juste. Le problème qui se pose en fait est de permettre aux jeunes de commencer à gagner leur vie et moins peser sur leurs familles, mais encore une fois, il semble qu'on soit dans un problème de politique sociale et qu'on passe la patate chaude aux entreprises, faute de mieux.
Le fond du problème est toujours le même, comme pour bien d'autres sujets, c'est le manque de moyens de l'état du fait de sa sous-fiscalisation, conséquence des cadeaux fiscaux aux plus riches, de son refus d'imposer comme il se devrait les profits des multinationales et de lutter efficement contre l'évasion fiscale.
La réalité reste que si l'état percevait normalement ce qu'il doit percevoir, il aurait de quoi mener sa mission éducative et sociale. Economiquement, cet argent se retrouverait sur le marché à soutenir la consommation intérieuee et continueait à circuler, ce qui est une des bases d'un capitalisme sain.
En clair, la justice et la morale voudraient d'imposer normalement les profits des entreprises au lieu de leur consentir des cadeaux qu'on leur demande de payer par un autre côté, créant ainsi un modèle injuste, stupide et très obscur pour le plus grand profit de toujours les mêmes.
 Commenter cet article
J'ai déjà un compte, je m'identifie :

Mot de passe oublié?

Je n'ai pas de compte, je m'inscris :

Votre email :
En Kiosque actuellement





Autres ressources

Je m'abonne et je commande



  • Offres enseignants
  • Offres institutions
  • Offres étudiants

  •  
Autres rubriques



<a href="page.php?rub=99"><img src="pics/fr/mes-achats.gif" alt="Mes achats">

alternatives economiques Alternatives Economiques : Contacts | Annonceurs | Informations légales | Signaler un contenu illicite
Abonnements : 12 rue du Cap Vert 21800 Quetigny - Tel 03 80 48 10 25 - Fax 03 80 48 10 34 - accès au formulaire de contact
Rédaction - Alternatives Economiques : 28, rue du Sentier, 75002 Paris - 01 44 88 28 90 - accès au formulaire de contact
© Alternatives Economiques. Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées sur ce site est soumise à
l’autorisation de : Alternatives Economiques. Ce site fait l’objet d’une déclaration auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés sous le numéro 821101
Alternatives Economiques/Actu